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Diagnostic
immobilier Loi Carrez :
La
Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996 dite "Loi Carrez"
et le Décret d'application n°97-532 du 29 mai 1997 sont entrés
en application le 19 juin 1997.
Ils
font une obligation au vendeur de droits immobiliers de mentionner
dans le texte de toute promesse ou compromis de vente, la
superficie vendue. La surface énoncée à l'acte doit être comprise
comme étant la superficie des planchers des locaux clos et
couverts, après qu'aient été déduites les surfaces occupées
par les murs, cloisons, marches et cages d'escaliers, gaines,
embrasures de portes et de fenêtres. Il n'est pas tenu
compte
des parties des locaux dont la hauteur est inférieure à 1,
80 m.
En
cas d'erreur, la vente peut être annulée et l'action doit
être intentée au plus tard à l'expiration d'un délai d'un
mois à compter de l'acte authentique de vente. Si, en revanche,
la superficie calculée comme ci-dessus, s'avère être inférieure
de plus de 5% (1/20e) à celle mentionnée dans la convention,
l'acquéreur peut exiger une diminution de prix. L'action doit
être intentée dans le délai d'un an à compter de l'acte authentique
de vente.
La loi Carrez ne s'applique ni aux caves, ni aux garages,
boxes ou places de parking, elle ne s'applique pas aux ventes
sur plan qui sont soumises à l'article R 261-13 du Code de
la Construction. Les ventes de terrains à bâtir, et les ventes
de maisons individuelles en sont également exclues.

Diagnostic
immobilier Loi Boutin :
La
loi Boutin fait obligation aux bailleurs de désormais mentionner
la superficie habitable sur tout nouveau bail. Cette obligation
ne s'applique qu' aux résidences principales, en locations
vides. Si vous êtes propriétaire, bailleur d'appartements
meublés, de résidences secondaires ou saisonnières, cette
obligation de la loi Boutin ne vous concerne pas.
De
nombreux bailleurs sont tentés d' utiliser le certificat de
la loi Carrez et de reporter directement la surface sur le
bail. Attention, la superficie habitable et la superficie
Carrez sont différentes et ne sont ni calculées de la même
façon, ni pour répondre aux même questions. La différence
fondamentale tient au fait que les combles non aménagés, greniers
et vérandas ou autres volumes vitrés en autres n’entrent pas
dans le calcul de la loi Boutin.
Ci
dessous un tableau explicatif de ce qui entre et n'entre pas
dans le calcul des deux surfaces:
| Désignation |
Superficie
Carrez |
Superficie
habitable |
| Terrasses,
balcons |
Non |
Non |
| Caves,
parking |
Non |
Non |
| Combles
aménagés |
Oui |
Oui |
| Combles
non aménagés |
Oui |
Non |
| Grenier |
Oui |
Non |
| Véranda |
Oui |
Non |
| |
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Diagnostic
immobilier Amiante :
Les
propriétaires de biens immobiliers dont le permis de construire
a été délivré avant le 1er juillet 1997 doivent faire effectuer
un diagnostic amiante lors de la vente ou de la location de
leur logement.
Il
existe plusieurs cas : en cas de vente, de location ; en cas
de travaux, de démolition et dans le cas où le local reçoit
du public (local commercial ou parties communes).
Le
diagnostic amiante avant vente est un diagnostic visuel, un
repérage des produits et matériaux directement visibles et
accessibles sans sondages destructifs. Il doit être obligatoirement
réalisé par un technicien certifié, assuré, indépendant et
autorisé à réaliser ces diagnostics. La recherche d'amiante
porte sur tous les éléments pouvant contenir de l'amiante
notamment sur les calorifugeages, les flocages amiantés, les
faux plafonds ou parfois comme isolant, quand ils sont antérieurs
au 1er juillet 1997 mais également sur tous les autres matériaux
répertoriés dans une liste (annexe 13-9 du Code de la Santé
Publique) tels que les matériaux en fibre ciment, les dalles
de sol, les enduits projetés etc... En cas de doute sur la
présence d'amiante sur un matériau visible, un échantillon
est prélevé puis analysé en laboratoire.
En
cas de présence d’amiante, le retrait du matériau ou un contrôle
périodique tous les 3 ans devra être effectué par le propriétaire.
En cas d’absence, le rapport à une date de validité illimitée
à condition qu’il ait été réalisé après le 22 aôut 2002.
TEXTES DE REFERENCE
-
Code de la Santé Publique Chapitre IV section 2 – articles
R1334-14 à R1334-29 et annexe 13-9.
- Code de la Santé Publique Chapitre VI section 2 – articles
R1336-2 à R1336-5.
- Décret n° 2006-761 du 30 juin 2006 relatif à la protection
des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de
poussières d’amiante et modifiant le Code du Travail.
- Décret n° 2006-1114 du 5 septembre 2006 relatif aux diagnostics
techniques immobiliers et modifiant le code de la construction
et de l’habitation et le code de la santé publique.
- Arrêté du 22 février 2007 définissant les travaux de confinement
et de retrait de matériaux non friables présentant des risques
particuliers en vue de la certification des entreprises chargées
des travaux.
- Arrêté du 7 février 1996, relatif aux modalités d’évaluation
de l’état de conservation des flocages et des calorifugeages
contenant de l’amiante et aux mesures d’empoussièrement dans
les immeubles bâtis.
- Arrêté du 22 août 2002 relatif aux consignes générales de
sécurité du dossier technique « amiante », au contenu de la
fiche récapitulative et aux modalités d'établissement du repérage,
pris pour l'application de l'article 10-3 du décret n° 96-97
du 7 février 1996 modifié
- Arrêté du 2 janvier 2002 relatif au repérage des matériaux
et produits contenant de l’amiante avant démolition en application
de l’article R. 1334-27 du Code de la Santé Publique.
- Norme NFX 46-020 : repérage des matériaux et produits susceptibles
de contenir de l’amiante dans les immeubles bâtis.

Diagnostic
immobilier d'Etat des Risques Naturels et Technologiques (ERNT)
:
Au
terme des articles L. 125-5 et R 125-23 à 27 du code de l’environnement,
les acquéreurs ou locataires de bien immobilier, de toute
nature, doivent être informés par le vendeur ou le bailleur,
qu’il s’agisse ou non d’un professionnel de l’immobilier,
de l’existence des risques auxquels ce bien est exposé.
Un
état des risques, fondé sur les informations transmises par
le Préfet de département au maire de la commune où est situé
le bien, doit être en annexe de tout type de contrat de location
écrit, de la réservation pour une vente en l’état futur d’achèvement,
de la promesse de vente ou de l'acte réalisant ou constatant
la vente de ce bien immobilier qu’il soit bâti ou non bâti.
Cette obligation d’information s’applique dans chacune des
communes dont la liste est arrêtée par le Préfet du département,
pour les biens immobiliers bâtis ou non bâtis situés :
-
dans le périmètre d’exposition aux risques délimité par un
plan de prévention des risques technologiques ayant fait l’objet
d’une approbation par le Préfet ;
-
dans une zone exposée aux risques délimitée par un plan de
prévention des risques naturels prévisibles approuvé par le
Préfet ou dont certaines dispositions ont été rendues immédiatement
opposables en application du code de l’environnement (art
icle L. 562-2).
-
dans le périmètre mis à l’étude dans le cadre de l’élaboration
d’un plan de prévention des risques technologiques ou d’un
plan de prévention des risques naturels prévisibles prescrit
par le Préfet ;
-
dans une des zones de sismicité Ia, Ib, II ou III mentionnées
à l’article 4 du décret du 14 mai 1991.
Le
Diagnostic est valable pendant toute la durée du contrat de
location et de son éventuel renouvellement.

Diagnostic
immobilier Plomb
(Diagnostic
Constat de Risque d'Exposition au Plomb CREP) :
Les
propriétaires de biens immobiliers à usage d'habitation, dont
le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier
1949, doivent faire effectuer un diagnostic de plomb dans
les peintures lors de la vente ou la location de leur logement
(les canalisations ne sont pas concernées).
Il
existe principalement trois cas : en cas de vente, en cas
de location, et pour les parties communes. Le diagnostic plomb
ou constat de risque d'exposition au plomb (CREP) est conçu
pour déterminer le degré de concentration de plomb dans un
revêtement comme la peinture ou l'enduit. Le résultat de la
recherche est exprimé en mg/cm². Les risques liés à l'exposition
au plomb sont évalués par rapport aux mesures effectuées,
mises en perspective par le degré de dégradation des revêtements
contenant le plomb. Le diagnostic plomb doit être établi par
un diagnostiqueur immobilier certifié, disposant d’une assurance
responsabilité civile professionnelle, conformément à l’article
L. 271-6 du code de la construction.
En
cas de plomb dans les peintures, ce diagnostic est valable
1 an. En l’absence de plomb dans les peintures, le rapport
à une date de validité illimitée à partir du moment où il
a été effectué après le 27 avril 2006.

Diagnostic
immobilier Termites :
Lorsqu'un
propriétaire vend un bien immobilier, bâti ou non, il doit
faire effectuer une recherche de termites.
Ne
sont toutefois concernées que les zones à risque. Ces zones
sont classées, commune par commune, par l'administration compétente.
Les termites se nourrissent de tout ce qui est à base de cellulose
( bois, carton etc...). Le diagnostic doit être obligatoirement
en cours de validité (six mois) lors de la signature de promesse
et de l’acte authentique.
Le
non respect des lois sur l'état « parasitaire» des biens qui
décrit l'obligation d'annexer un rapport mentionnant la présence
ou l'absence de termites à un acte de vente, annulerait toute
possibilité de recours pour vice cachés liés à la présence
des termites.

Diagnostic
immobilierGaz :
Depuis
le 1er novembre 2007, tout propriétaire qui vend son logement
équipé d’une installation intérieure de gaz datant de plus
de 15 ans, dès lors qu’il existe une tuyauterie fixe (même
si le logement n’est plus alimenté en gaz ou si le compteur
gaz a été retiré) doit faire réaliser un diagnostic par un
technicien certifié.
Les
risques liés au mauvais état de votre installation intérieure
gaz sont notamment les risques d’explosions dûs à une fuite
de gaz dans le logement ou un risque d’intoxication au monoxyde
de carbone (CO) dû à une mauvaise combustion et/ou à une mauvaise
ventilation des locaux. Les principaux points de contrôle
sont sur les équipements fixes au gaz comme les radiateurs
et les chaudières (cuisine ou autre), l'état des tuyauteries
et des raccordements de l’installation, les appareils de production
d'eau chaude sanitaire utilisant le gaz, les systèmes de ventilation
et d'aération qui participent à la sécurité de l’installation
et la combustion des appareils.
Ce
diagnostic est valable 3 ans.

Diagnostic
immobilier Electrique :
Depuis
le 1er janvier 2009, tout propriétaire qui vend son logement
équipé d’une installation intérieure électrique datant de
plus de 15 ans doit faire réaliser par un technicien certifié
un diagnostic.
Le
diagnostic porte sur entre autres, les points suivants : présence
d’un appareil général de commande et de protection et de son
accessibilité, d’au moins un dispositif différentiel, d’un
dispositif de protection contre les surintensités adapté à
la section des conducteurs de chaque circuit, d’une liaison
équipotentielle et d’une installation électrique adaptée aux
règles particulières des locaux contenant une douche ou une
baignoire etc… Le but de ce diagnostic est de limiter les
incendies domestiques et les électrisations voire même électrocutions.
Beaucoup trop de logements ont une installation soit vétuste
ou soit qui n’est tout simplement pas en sécurité.
Le
diagnostic électrique est valable 3 ans.

Diagnostic
immobilier de Perfomance Energétique (DPE) :
Le
diagnostic de performance énergétique est un diagnostic qui
permet d'évaluer la consommation énergétique d'un bâtiment
et de fournir des recommandations sur les travaux qui permettront
de faire baisser significativement celle-ci.
Il
s'inscrit dans le cadre de la politique énergétique européenne
destinée à réduire la consommation d'énergie des bâtiments
et à limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Tout
propriétaire qui loue ou qui vend son logement doit faire
réaliser par un technicien certifié ce diagnostic qui est
valable 10 ans.
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